Communauté chrétienne du Sacré-Coeur

Paroisse française fondée en 1920

72, rue Empire
Welland ON
L3B 2L4
Tél./Fax (905) 735-5823

Évêque:  Mgr Gerard Bergie
Curé: Abbé Paul McDonald
Diacres: Yvon Goulet, Gérard Demers
 
Histoire: 1940-1963
 

LES  FRANCISCAINS  À  WELLAND

La mort subite du curé Tanguay, le 27 juillet 1940, permet aux Franciscains de reprendre la mission inachevée des Récollets dans la Péninsule.

L'abbé Clovis Beauregard de St. Catharines, assume la charge de la paroisse du Sacré-Coeur jusqu'au 10 septembre 1940.  C'est à ce moment que l'archevêque de Toronto, Monseigneur James McGuigan demande au Père Georges-Albert Laplante, provincial des Franciscains, d'assumer l'administration et la direction de la paroisse du Sacré-Coeur.  Cette paroisse est composée de 205 familles et de 1 015 paroissiens.

Deux Franciscains, le Père Ildéphonse Riopel et le frère Rudolph Kolodychuk arrivent à Welland le 7 septembre 1940.  Ce n'est que le 4 octobre seulement que le nouveau curé, le Père André Godmer, prend possession de sa cure.

Dimanche le 13 octobre, Monseigneur McGuigan investit officiellement le nouveau curé Godmer de ses nouvelles charges.  Dans l'après-midi, Monseigneur se rend à la Salle Tanguay, les élèves de l'école Coronation se chargent du programme.  Mademoiselle L. Paiement, au nom du personnel enseignant, explique la volonté ferme des Canadiens français de Welland d'aller toujours de l'avant.  Monsieur Oliva Audet est nommé syndic apostolique des Franciscains.


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Le curé veut donner une nouvelle impulsion à la vie paroissiale.  La chronique paroissiale nous indique les événements marquants : Introduction du bulletin paroissial des Père Jésuites, le 27 octobre 1940; au mois de novembre, la fondation d'une section de la "Christian Youth Association" de Toronto; le 14 septembre 1941, l'assemblée générale de la Société des Artisans; le 6 octobre 1941, reprise des activités scouts, et le 17 septembre 1941, l'achat du terrain de la rue York par les Syndics apostoliques.

Aux prises avec une situation financière toujours critique et incapable de refaire l'unité parmi les paroissiens, le curé Godmer démissionne en juillet 1942  moins de deux ans après sa nomination.  Il décède accidentellement au Pérou le 5 août 1960 comme missionnaire du Vicariat St-Joseph de l'Amazone.

Le troisième curé de la paroisse, le Père Louis Bouchard, arrive le 8 août 1942.  Il passe près de six ans à Welland.  La dépression économique fait place à une prospérité nouvelle à cause des industries de guerre.  Bon administrateur, le curé profite de cette prospérité pour concilier la coopération de ses paroissiens et diminuer la dette de la paroisse.

Avec la prospérité vient l'immigration de gens de tous les endroits du Canada et de l'Europe.  Beaucoup de familles francophones s'installent à Welland.  En 1946 le curé Bouchard évoque cette situation heureuse quand il écrit : "La paroisse compte plus de 500 familles; elle possède plus de 3 000 braves Canadiens français et catholiques.  Ils se groupent autour du petit clocher de leur église, parlent français à la maison et sur les rues.  Ils prient en français et sacrent en anglais."

Le Père Bouchard profite de cette situation pour diminuer la dette de la paroisse.  L'année 1946 voit l'arrivée des Soeurs du Sacré-Coeur d'Ottawa, Soeurs Marie-Adrienne, Jeanne et Thérèse.  Elles dirigent le jardin d'enfants.


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Le 6 janvier 1948, le Père Bouchard décède après quelques jours de maladie.  Grâce à son sens d'organisation, plusieurs projets se sont réalisés : agrandissement de la résidence du Sacré-Coeur, amélioration du système de chauffage de l'église, amplification des orgues, installation d'un carillon électronique et le pavage des avenues de l'église.


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Comme le chapitre Franciscain n'a lieu qu'à l'été 1948, le Père Marc Brunelle devient vicaire administrateur pour la période de janvier à août 1948.  Un événement religieux unique marque sa courte direction.  Selon la chronique, le 30 mai 1948, pour la première fois a lieu à Welland la procession de la Fête-Dieu.  La paroisse du Sacré-Coeur est l'initiatrice de cette manifestation de foi.  Les quatre paroisses de Welland y prennent part, auxquelles s'adjoint l'église grecque catholique...

"On compte plusieurs délégations venues des villes environnantes; de St. Catharines, avec Mgr A. McGuillen, vicaire général; de Niagara, avec 25 prêtres et scolastiques Carmes; de Toronto, avec Mgr Webster, évêque auxiliaire; de Fort Erié, de Port Robinson, de Port Dalhousie, de Port Colborne et même de Buffalo, New York.  On évalue à 8 000 le nombre des participants... Le plus beau de tout, sans contredit, c'est le reposoir que le frère Rudolph Kolydychuk a conçu et édifié avec l'aide de nos dévouées soeurs du Sacré-Coeur d'Ottawa et de quelques bénévoles."


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De plus le Père Brunelle inaugure la Salle Bouchard sous la sacristie de l'église.  Il organise aussi la première ordination sacerdotale dans son église, celle du Père T. Matura, o.f.m. par Monseigneur Webster le 27 juin 1948.


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Le quatrième curé de la paroisse, le Père Augustin Buisson, arrive le 11 août 1948.  La paroisse compte 508 familles et 3 010 paroissiens.  Le nouveau curé nous décrit ses premières impressions de Welland de façon très intéressante:

"En août 1948, le chapitre vint me chercher à la cure splendide de Notre-Dame, Trois-Rivières, pour me nommer curé à Welland,  Je quittais, pour l'inconnu, une paroisse vieille, considérable et parfaitement organisée.  J'avais l'impression nette de quitter tout pour tomber à rien.  Je connaissais mal Welland.  À la reprise des activités en septembre, embrasé d'un zèle nouveau, je me mis à l'oeuvre.  Ce qui m'avait paru amer s'était changé en douceur pour l'âme et le corps.  Je fus complètement pris et conquis par Welland à tel point que je ne saurais plus comment en sortir, même si l'on m'offrait de rentrer dans la paroisse idéale que j'ai tant aimée, Notre-Dame des Trois-Rivières."

Le curé Buisson est un ardent défenseur de la cause française.  Il sait donner un nouveau départ aux mouvements paroissiaux et aux initiatives culturelles françaises.  En 1950, il fait construire l'école primaire du Sacré-Coeur dirigée par les soeurs du Sacré-Coeur.

De plus, le curé Buisson joue un rôle très important dans la fondation des paroisses francophones de Port Colborne, Niagara et Hamilton.

>À la fin de son mandat, la paroisse du Sacré-Coeur compte presque 1 000 familles.  L'église est définitivement trop petite.  Il fait préparer les plans pour la nouvelle église mais ne peut mettre son projet à exécution.  Il est nommé curé de Port Colborne le 4 septembre 1957.  En 1963, il est envoyé à Ottawa.  Il meurt le 20 avril 1968 dans l'exercice de sa fonction d'aumônier de l'hôpital St-Joseph de Montréal.  Il repose dans le cimetière du Christ-Roi à Chateauguay.


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Son successeur, le Père Dionis Lafrenière, dirige la paroisse de 1957 à 1963.  La paroisse a environ 900 familles et 4 559 paroissiens.

Le 25 novembre 1958, son Excellence Monseigneur Joseph Thomas McCarthy est intronisé premier évêque de St.Catharines.  Welland fait partie de ce nouveau diocèse.

Le curé Lafrenière réalise deux grands projets : la nouvelle église et l'école secondaire privée.

Il réorganise le Comité de l'école du Sacré-Coeur.  Le premier président de cette organisation est Monsieur Florent Lalonde.

Ce comité réussi à convaincre les soeurs du Sacré-Coeur qui dirigent l'école bilingue privée de laisser tomber le palier élémentaire afin de concentrer davantage leurs efforts et moyens financiers au niveau secondaire.  Elles sont d'accord que les élèves de l'élémentaire jouissent des installations adéquates offertes par le système des écoles publiques.

Plus tard, on achète un terrain de quinze âcres du Conseil municipal de Crowland au coût ce 15$ l'âcre.  L'école secondaire du Sacré-Coeur est réorganisée pour septembre 1959.


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Le curé Lafrenière travaille aussi à la réalisation de la nouvelle église.  Deux problèmes se posent : conserver ou rejeter les plans préparés sous la direction du Père Buisson et décider du site de la nouvelle église.

Le projet du Père Buisson aurait doté Welland d'un temple splendide mais à un coût  prohibitif.  Le Père Lafrenière le rejette et fait appel à l'architecte Martineau d'Ottawa.  Plusieurs regrettent cette décision hâtive et insuffisamment motivée.


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Où construire la nouvelle église?  Des paroissiens veulent garder le même site.  Un petit groupe de progressifs préfèrent la rue Wellington dans le nouveau quartier des écoles.  Le groupe conservateur représentant la majorité des paroissiens ont gain de cause.  L'église nouvelle est érigée à côté de l'ancien temple transformé en gymnase.

En 1959, le Père Fulgence Boisvert, provincial, approuve les plans de l'architecte Auguste Martineau d'Ottawa pour la construction de la nouvelle église, du nouveau presbytère et de la salle paroissiale.  La compagnie Cameron and Phin de Welland obtient le contrat de construction.

Monseigneur T.J. McCarthy, évêque de St. Catharines, préside la cérémonie au milieu d'un grand concours d'invités et de paroissiens.  La fête se termine à la salle de Sacré-Coeur par un banquet de 600 convives.

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En 1961, la paroisse du Sacré-Coeur compte 5 283 fidèles et 1 225 familles.  La paroisse déborde d'activités grâce à un bon nombre d'associations : La Ligue du Sacré-Coeur; les Dames de Sainte-Anne; Le Tiers-Ordres; la Société St-Jean-Baptiste; l'Association des hommes d'affaires canadiens-français; la Caisse Populaire; le Club Richelieu; les Artisans; les Scouts; les Louveteaux; les Guides et Jeannettes; la Jeunesse franco-ontarienne; le Club des jeunes; l'Association des parents-maîtres; quatre foyers-école.  De plus, la paroisse offre des cours de personnalité, des cours de Préparation au mariage et l'orientation des foyers.

Puis l'oeuvre de construction du Père Dionis continue.  Il encourage les soeurs du Sacré-Coeur à établir une école secondaire privée.  De fait, les religieuses construisent l'école sur la rue Delta (Tanguay) en incluant un pensionnat pour les jeunes filles de la péninsule.

Cette école accueille, en 1965, des élèves externes et des étudiantes pensionnaires francophones de la région.  Dommage que le curé Dionis Lafrenière doit partir, le 6 juillet 1963, avant l'aboutissement de ce projet.  Il est nommé à la direction d'une paroisse de Ville Jacques-Cartier et nous laisse le souvenir de son généreux service.

 

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